laplikili édition numérique

En bref

  • Date de création :

    01 janvier 2017
  • Date d'incubation :

    2016
  • Fondateurs :

    Christina Lumineau
  • Site internet :

    https://laplikili.fr/

Accélérateur : Créer sa start-up et trouver des clients - Cas pratique Interview de Laplikili

Laplikili est une maison d’édition jeunesse dont l’ambition est de faire découvrir aux enfants les merveilles de notre planète et le rôle qu’ils peuvent y jouer. Le plaisir du papier s'allie à la magie du numérique pour donner vie aux histoires et apporter des connaissances aux enfants de manière ludique et concrète. Fondée il y a tout juste un an, la start-up vient de sortir son premier livre en réalité augmentée après une campagne de crowdfunding particulièrement réussie (235% de l’objectif collectés) sur Ulule. En un mois et demi, 350 exemplaires d’Ulysse et le grimoire de l’univers ont été vendus et l’ouvrage est déjà disponible dans une dizaine de librairies physiques. Un beau parcours pour cette start-up qui veut mettre le numérique au service du livre, et dont les premiers pas ont été accompagnés par le Labo de l’édition.

Christina Lumineau et Yohann Reversat, les fondateurs de Laplikili, sont passés en 2016 par l’Accélérateur du Labo de l’édition, le programme dédié aux projets culturels early-stage pour passer de l'idée à la création de la start-up en 5 mois et acquérir ses premiers clients. Ils témoignent aujourd’hui de leur expérience d’entrepreneurs à travers une interview qui retrace l'évolution de leur projet et montrent ce que leur a apporté le programme d'accélération. 

 

laplikili accélérateur édition numérique start-up

 

Comment le projet Laplikili est-il né ?

« Ce projet a vu le jour lorsque je suivais le master Édition et création numérique à l'université Paris-VIII. A la base c’est donc un projet étudiant » révèle Christina, « mais il a réellement pu démarrer en juin 2015 lorsque nous avons remporté le concours de la Jeune Création d’Entreprise IDEFI-CréaTIC organisé en partenariat avec Paris&Co. Nous avons gagné une bourse de 5 000 euros et 6 mois de résidence au Labo de l’édition. ». « Ce concours nous a ouvert des portes », renchérit Yohann, « il nous a permis d’avoir des fonds pour lancer notre projet et rejoindre le programme d’accélération du Labo de l’édition. Intégrer un incubateur sectoriel peut s’avérer très utile. Pour nous qui sommes jeunes et ne venions pas directement du secteur de l’édition, le Labo de l’édition a été une porte d’entrée dans l’écosystème ».

A quel stade de votre projet avez-vous décidé d’intégrer l’Accélérateur du Labo de l’édition ?

« Le produit n’existait pas du tout, on ne savait pas où on allait », déclare Yohann. Christina développe : « Avant d’intégrer le programme d’accélération, nous avions axé notre business model sur le B to B. Nous avions la technologie, notre but était de travailler avec des éditeurs déjà existants pour développer des livres en réalité augmentée. On avait déjà l’envie de se lancer en tant qu’éditeurs nous-mêmes, mais nous avions une connaissance trop réduite du secteur. »

Comment votre projet a-t’il évolué pendant le programme d’accélération ?

« Lorsque nous avons intégré le programme d’accélération, les mentors ont commencé par nous orienter vers le business model B to B que nous avions déjà en tête – c’est-à-dire travailler avec les éditeurs jeunesse déjà existants. Le B to B est généralement plus rémunérateur  que le B to C, c’est un modèle plus simple et plus rapide pour d’acquérir du chiffre d’affaires et se lancer. » explique Christina. « La méthode de l’accélérateur nous pousse à rencontrer le maximum de clients potentiels dès le début du programme, cela nous a donc permis de rencontrer une bonne partie des grands éditeurs jeunesse », affirme Yohann. « Mais les entretiens avec les éditeurs n’ont pas donné grand-chose, nous nous sommes rapidement rendus comptes que travailler avec des start-up n’était pas dans leurs priorités. Cela nous a permis de savoir qu’il était préférable de changer de stratégie avant même de concevoir notre solution. Nous avons donc pris la décision de devenir éditeurs nous-mêmes. »

Comment s'est déroulée l'acquisition de vos premiers clients ?

« Le programme d’accélération du Labo de l’édition pousse vraiment les porteurs de projets vers une approche centrée client. L’idée est de co-créé le produit avec la cible afin qu’elle lui soit adaptée. Avant le sortir le livre, on a donc commencé par organiser des petits ateliers parents-enfants. Nous avons imaginé des formats, nous les avons testés, ça nous a permis de nous orienter. » raconte Yohann. « Nous avons ensuite commencé à vendre ces ateliers en médiathèque. Ca a été nos premiers clients, au 4ème mois du programme. Ca a validé l’intérêt de notre démarche. Puis on a décidé de développer le produit. L’appli et le livre ont été élaborés au fil des ateliers, avec les enfants. On a bénéficié de leurs retours et de leurs réactions pour concevoir le livre. On a pu voir par exemple que les premiers dessins n’étaient pas adaptés au bon âge, ce qui nous a permis de les retravailler. », nous révèle Christina. « Ensuite nous avons travaillé sur le prix avec les parents et commencé à faire des préventes pour le livre. »

Qu’est-ce qui a fait évolué le plus votre idée ? Pourquoi ?

« Les choses se sont réellement débloquées au moment où nous avons fait la campagne de financement sur Ulule, après le programme d’accélération. Nous avons eu une réelle sensation de soutien de la part de clients potentiels, l’enthousiasme des gens nous a réconfortés. », raconte Christina. « Après le crowdfunding, nous avons fait appel à une coach pour retravailler en profondeur la vision de notre start-up. Nous l’avions déjà fait une première fois durant le programme d’accélération qui insiste beaucoup sur cette notion. », explique Yohann. « Concrètement, il s’agit de trouver du sens, de travailler au « pourquoi » du produit. C'est important pour le client mais aussi pour l'équipe. Pour nous qui sommes très soucieux des enjeux liés à l’environnement, ça a été de parler d’écologie et de sensibiliser les enfants à cette question. Ca nous donne une raison forte de persévérer. »

Sur quoi repose votre business model aujourd’hui ?

« Notre business model comporte toujours une partie B to B importante, nous vendons des ateliers médiathèque et en centre aérés, ainsi que des prestations de développement de réalité augmenté pour d’autres projets culturels. Nous avons pour objectif de pousser cette partie pour pouvoir financer l’édition de nos livres. », conclut Christina.  

 

Intéressé par le programme d’accélération ? Rendez-vous ici pour plus d’infos et pour postuler !

 

CONTACT
Roxane Bittard | roxane.bittard@parisandco.com