En bref

  • Date de création :

    21 juin 2016
  • Date d'incubation :

    Août 2018
  • Fondateurs :

    Nicolas Kamennoff, Nicolas Naigeon, Matthieu Robert
  • Site internet :

    https://www.aveine.paris/

Aveine, aérer le vin pour apprendre à le connaître

En quelques mots Aveine qu’est-ce que c’est ?

Nous somme une startup qui développe un aérateur de vin connecté, qui permet de servir instantanément et parfaitement n’importe quel vin, sans avoir à ouvrir la bouteille à l’avance ou à la carafer. Il peut se régler manuellement ou se configurer automatiquement au degré idéal d’aération après avoir pris l’étiquette du vin en photo avec l’application. Il aère donc en fonction de chaque type de vin et seulement pour le verre servi, c’est-à-dire qu’on ne touche pas à ce qui est dans la bouteille. Notre aérateur est vraiment un compagnon qui aide les professionnels comme les curieux, les amateurs ou même les néophytes, dans la dégustation du vin.

Comment vous est venue l’idée de développer cet aérateur ?

Pour moi l’appréciation du vin est quelque chose de personnel : c’est à chacun de dire, à force d’expérience, ce qu’il aime et pour quelles raisons. C’est dans cette logique que l’on s’est dit avec Matthieu - que j’ai rencontré dans une conférence sur le design dans le domaine médical - que l’on allait développer un produit dont la promesse de valeur serait de servir parfaitement le vin, pour que chacun puisse se faire une idée même s’il ne s’y connait pas du point de vue technique.

Petit à petit, nous avons orienté nos réflexions sur l’aération de vin. C’est un marché que j’ai découvert en allant dans la Nappa Valley, où l’on utilise souvent des aérateurs, parce que les vins californiens en ont particulièrement besoin. J’ai fait le test avant/après et c’était bluffant, mais je me suis dit que c’était mal conçu, puisque ça aère tous les vins de la même manière alors qu’ils ont des besoins différents. C’est là qu’est née l’idée d’Aveine. Après, ça a été assez vite : la société a été créée en juillet 2016 et on a sorti un premier prototype en septembre, qu’on a fait sur notre temps libre. En décembre on a bouclé une levée de fonds, complétée en janvier puisque nous avons été lauréats du concours d’innovation numérique organisé par la BPI. Cela nous a permis de nous lancer à fond dans le projet.

Quel a été l’impact de cette croissance sur votre activité ?

Aller vite c’est bien, mais c’est aussi très difficile à suivre, parce qu’il faut que tous les aspects de l’activité suivent, la communication, le marketing, la fabrication et aussi bien sûr les financements. Il faut arriver à mettre dans l’équation beaucoup de variables. Cela demande un engagement très fort de la part de nos investisseurs qui prennent des risques, mais aussi des équipes à qui l’on demande beaucoup d’investissement. On est comme une équipe de rugby, on se serre les coudes et si on gagne c’est ensemble !

Et quelles sont les prochaines étapes pour Aveine ?

En ce moment nous commençons à livrer les premiers produits. Ils vont intégrer le catalogue Lavinia et seront également distribués en France dans des magasins spécialisés en vin. Nous exportons aussi en Amérique du Nord et en Asie. Les attentes sont à chaque fois différentes et cela implique un changement d’échelle. Nous cherchons donc en ce moment à lever des fonds pour financer cette croissance et répondre à notre besoin de fonds de roulement.

Comment Smart Food Paris vous accompagne-t-il dans ce parcours ?

Pour nous, il y a du sens à appartenir à un incubateur de Paris&Co, c’est un gage de crédibilité. Intégrer plus spécifiquement Smart Food Paris a été dans nos esprits dès les débuts, il s’agit d’un écosystème de startups avec lequel on partage un certain nombre de problématiques. Plus qu’un bureau, nous cherchions un environnement dans lequel nous pourrions trouver des réponses à nos questions et apporter aussi notre pierre à l’édifice en partageant nos expériences.

Votre portrait food ce serait quoi ?

Si j’étais un plat je serais des lasagnes

Si j’étais un ustensile, la louche

Si j’étais un aromate, le thym

Quel restaurant préféré à Paris ?

Pour une expérience « Prestige », il y a le Pavillon Ledoyen (8 avenue Dutuit, 75008), un des restaurants de Yannick Alleno. C’est absolument fabuleux. En beaucoup plus accessible, quelque chose qui est peu connu, c’est La Régalade Saint-Honoré (106 rue Saint-Honoré, 75001). On roule en sortant ! Et sinon, dans les bons plans parisiens, il y a la Maison de la Culture Arménienne (17 rue Bleue, 75009), le Foyer Vietnam (80 rue Monge, 75005), et autrement un grand classique, le Bouillon Chartier (7 rue du faubourg Montmartre, 75009).